🤿 La France Divisée Contre Elle Même
LaFrance divisée contre elle-même. La France n’est pas seulement en déclin : elle est aussi en pleine décomposition. Si sa puissance diminue, son essence s’altère à
Exercicetrès difficile si l'on en croit le dossier que consacre cette semaine Courrier International à la « mémoire divisée de l'Europe » " car non seulement au sein des anciens pays communistes la mémoire est difficile à définir mais européens de l'ouest et de l'est ont eux même des visions divergentes du passé et surtout de la signification du 8 mai 1945 " Journées et
Tout royaume divisé contre lui-même court à la ruine ; et nulle ville, nulle maison, divisée contre elle-même, ne saurait se maintenir » (Mt 12, 25). Cette parole est du Christ ! Comme citoyen attaché à son pays ; comme chrétien attaché au bien commun ; comme prêtre attentif à la destinée du peuple auquel il est envoyé,
UneFrance à l'unité et l'ambition retrouvées, qui se remit à croire dans la singularité de son destin. Malgré ses affrontements et ses blessures. L'auteur
Livres(1) La France divisée contre elle-même (2017), Adrien Abauzit, Paris : Éditions Altitude , DL 2017.
laFrance divisée contre elle-même Un nouvel essai politique sur la décomposition de la France : phagocytage par l'AntiFrance.
UneFrance rongée par des antagonismes instrumentalisés. Une France en quête d'un avenir positif que ses élites torpillent, renvoyant sans cesse les Français vers leurs divisions. Une France qui fourmille d'initiatives locales, mais ligotée par des règles que les français subissent et ne comprennent plus.
Ellelui a même consacré un essai Corps en miettes, où elle écrit: «J'éprouve un certain dégoût à devoir argumenter pour dire pourquoi il est indigne de demander à
EnFrance, même les vaccinés et pro-vaccins rejettent farouchement le pass sanitaire Ils sont vaccinés, défendent même l'importance de la vaccination contre le Covid-19, mais protestent dans la rue contre l'imposition du pass sanitaire: ces Français le rejettent au nom de la défense des libertés et du refus d'une société de contrôle.
Embarrassée la présidente de la Manif pour tous botte en touche lorsqu’on lui demande si elle est sur la même ligne que le pape. De
Frontanti-Macron contre front républicain, dernier jour de campagne dans une France divisée. 22/04/2022 | 12:11 "Macron ou la France". "Marine Le Pen, elle est proche du peuple pour les
Anouveau une affaire de grand banditisme chez La France Insoumise; Villeurbanne : LFI sombre dans le communautarisme islamique (PHOTO)
o9czJE. Description La France n’est pas seulement en déclin elle est aussi en pleine décomposition. Si sa puissance diminue, son essence s’altère à une vitesse plus grande encore. Plusieurs siècles d’anthropocentrisme ont greffé en son sein une autre nation, qui la phagocyte et tente de se substituer à elle l’Antifrance, autrement nommée République des Lumières. Depuis deux cents ans, le camp de l’Antifrance s’attaque à l’anthropologie française dans l’espoir de pouvoir créer un nouvel Adam. La lutte entre les partisans de l’anthropologie républicaine et les partisans de l’anthropologie française est sans merci. Suite à la révolution de 1944, la partie semblait définitivement terminée. Mais les désastres engendrés par le mondialisme et la formation, grâce à internet, d’une nouvelle opinion publique, viennent bouleverser la donne. 310 pages Ouvrage imprimé en France Ouvrage livrable à l’étranger Informations complémentaires Poids 413 g A propos de l'auteurAvocat au barreau de Paris, imbibé de littérature et d’histoire, Adrien Abauzit publie aux éditions Altitude son premier essai, La France divisée contre elle-même. Il vient d’achever son dernier livre L’affaire Dreyfus – Entre farces et grosses ficelles Table des matièresPartie I La France éclipsée Chapitre I La France, son histoire, ses élites 496-18151815-1870Le cas ClémenceauQui sont les élites françaises ?Peuple souverain, élites et réseauxLe nouvel organigrammeDu choc des oligarchies à l’hyperclasse Chapitre II Naissance et ascension de l’Antifrance Le renversement de la civilisationFomentation de l’humanismeDescartes roiLes Lumières un homme nouveau pour rompre avec l’ordre naturelLe suicide de la noblesse françaiseLa consécration de la République des LumièresLe concordat reculer pour mieux sauter IIIème République l’Antifrance repart à l’offensive L’Antifrance une nouvelle nation pour un nouveau peupleL’Antifrance en action phagocytage de la France et décomposition de la sociétéLa gauche est le sanctuaire de l’AntifranceElites et idées nouvelles CHAPITRE III Réquisitoire contre soixante-dix ans de mensonges De la percée de Sedan à Mers el-KébirLa diplomatie anti-Axe du maréchal PétainLa résistance naît à VichyPétain, Darlan, Weygand trois épées françaisesQuestion juive, STO, LVF et MiliceCe que l’Antifrance ne pardonne pas à PétainLa révolution de 1944 Chapitre IV La Vème République ou le paroxysme de la défrancisation Les élites françaises se rallient au mondialisme anglo-américainLa destruction méthodique de l’identité de la FranceLa jacobinisation du peuple françaisLa pire période de l’histoire de France en temps de paixLes Français sont responsables de leurs malheurs Partie II La nouvelle opinion publique Chapitre I Le conformisme républicain Contenu, rôle et expansion du conformisme républicainInternet, la nouvelle imprimerie Chapitre II Genèse et portrait de la nouvelle opinion publique La demandeL’offreCaractéristiques de la nouvelle opinion publiqueAudience et influenceLa contre-offensive du systèmeRefrancisation et recul du conformisme républicain Chapitre III Sommes-nous en 1788 ? Points communs entre nouvelle opinion publique et sociétés de penséeUn embryon de société Chapitre IV Pays français contre sous-société Processus de changement de pouvoirSortir de l’inertieVers le pays françaisProvoquer la division des élites ou se relever des ruines CONCLUSION Personne ne sauvera la France malgré elle
La décision passe mal. Après le vote d’une délibération autorisant le port du burkini dans les piscines de Grenoble, le maire écologiste de la ville, Éric Piolle, se retrouve face à une levée de boucliers. Les réactions virulentes se multiplient bien au-delà de l’extrême droite, venant de nombreux partis politiques de droite mais aussi de gauche.→ ANALYSE. Le burkini vu de l’islam, entre indifférence et perplexitéLe président Les Républicains LR de la région Auvergne-Rhône-Alpes, Laurent Wauquiez, a annoncé la suspension des subventions régionales à la ville grenobloise. Une réaction justifiée par ce qu’il estime être un acte relevant du séparatisme » et à un signe de soumission de la femme, un symbole de l’islam politique ».Même son de cloche chez Éric Ciotti, député de l’aile droite du parti, fustigeant un vote de la honte ». Ou chez Bruno Retailleau, président du groupe LR au Sénat Éric Piolle acte définitivement sa rupture avec la laïcité et les valeurs de notre République. »L’extrême droite vent deboutLa décision grenobloise suscite aussi un vent de critiques dans les rangs de la majorité présidentielle. Le ministre de l’intérieur, Gérald Darmanin, a condamné le projet de la municipalité et demandé au préfet de s’y opposer. En tant qu’élu de la nation, il devrait se remettre en question, car j’ai l’impression qu’il ne se rend pas compte du mal qu’il est en train de faire à nos valeurs républicaines », a pour sa part dénoncé Prisca Thévenot, l’une des porte-parole de surprise, l’extrême droite a violemment réagi à l’initiative d’Éric Piolle. Éric Zemmour a ainsi qualifié la décision de politique » et le maire de ville d’islamo-gauchiste qui veut détruire ce qu’il reste de la vieille France en se servant de l’islam ». Le vice-président du parti Reconquête !, Guillaume Peltier, a annoncé qu’il déposait une proposition de loi pour interdire le burkini à l’échelle nationale.→ À LIRE. Ouverture d’une enquête sur des fichiers d’Alliance citoyenne, association pro-burkiniSon initiative pourrait être soutenue par le Rassemblement national à en croire Marine Le Pen. En autorisant le burkini à la piscine municipale de Grenoble, Éric Piolle veut soumettre la République aux pressions islamistes. Il démontre le vrai visage, anti-républicain, de la Nupes. Les députés RN défendront l’interdiction du burkini dans les piscines et plages publiques », a-t-elle attaqué sur gauche diviséeLa question embarrasse la nouvelle alliance de gauche aux législatives, empêtrée dans une polémique dont elle se serait bien passée et qui met à l’épreuve son unité. La plupart des poids lourds de La France insoumise se sont montrés solidaires du maire écologiste sous le feu des critiques. Ça n’a rien à voir avec un débat de laïcité » mais d’hygiène », a estimé Alexis Corbière. D’un point de vue de liberté publique, je ne peux qu’accepter qu’on puisse se promener avec une kippa sur la tête ou avec un foulard. Quelles que soient nos opinions à titre personnel », a-t-il ajouté.→ ENTRETIEN. Éric Piolle Interdire le burkini dans une piscine municipale est une discrimination »Côté écologiste, la candidate malheureuse à la primaire du parti Sandrine Rousseau a botté en touche, refusant de parler de burkini, préférant l’appellation de maillot de bain couvrant ». L’important c’est vraiment que les femmes aient accès aux créneaux de piscine, a-t-elle affirmé. C’est la loi, le service public ne peut pas être différent selon les religions. »D’autres forces politiques à gauche se sont en revanche ouvertement positionnées contre le burkini. Fabien Roussel, le patron du PCF, n’a pas caché son opposition regrettant sur Europe 1 qu’Éric Piolle en fasse une affaire nationale et l’instrumentalise …. Je suis contre le fait qu’une piscine, un service public favorise une revendication religieuse ».La sénatrice socialiste Laurence Rossignol a elle aussi accusé le maire de Grenoble de polluer la campagne » des législatives, voyant dans l’autorisation du burkini une victoire des intégristes ». Le PS reste toutefois divisé sur la question, à l’image de la maire PS de Rennes Nathalie Appéré, qui a elle-même autorisé le vêtement dans les piscines de sa ville.
Article réservé aux abonnés Votre livre s'ouvre sur la scène suivante vous assistez, avec le premier ministre, à l'intervention du président de la République, le 14 juillet 2001. On sent, dans le paragraphe qui suit, votre colère contre le contenu de cette intervention. Ce livre est-il né de votre exaspération envers Jacques Chirac ? - Non. Je ne suis pas de tempérament coléreux et je ne me départis jamais du respect que je dois à la personne et à la fonction. J'envisageais depuis longtemps de consigner des réflexions et des souvenirs. Déjà quelques semaines auparavant, je m'étais convaincu de faire part de mon expérience à un moment où elle pouvait être utile au débat public, donc nécessairement avant d'avoir quitté l'Hôtel Matignon. Cette scène d'ouverture, entrée en matière concrète sur un moment fort de notre vie politique qui fait prévaloir ouvertement l'affrontement sur la conciliation, s'est ensuite imposée à moi comme un éclairage cru d'un des thèmes de réflexion essentiels du livre, le caractère artificiel d'une cohabitation vécue dans la contradiction d'ordinaire tranquille dans sa version officielle comme elle doit l'être vis-à-vis de l'extérieur, tendue et à beaucoup d'égards perturbante comme elle est en réalité. - Pourquoi avoir choisi le je», inhabituel chez un haut fonctionnaire, a fortiori dans la fonction que vous occupez ? - J'ai pensé qu'à partir du moment où je choisissais de mêler certains récits qui illustrent la méthode du gouvernement, sa pratique politique, et des considérations que j'avais ressenties personnellement, il me semblait juste de les revendiquer pour telles. J'ajoute qu'à la différence d'un livre de souvenirs conçu pour l'historien, j'ai vécu cet ouvrage comme un livre à l'intention du citoyen d'aujourd'hui, auquel, au-delà de mes fonctions, je propose mon témoignage. - C'est aussi, de votre part, une revendication d'autonomie à l'égard de Lionel Jospin ? - Je n'ai pas besoin de revendiquer mon autonomie intellectuelle vis-à-vis du premier ministre, car il sait qu'elle est entière. L'indépendance d'esprit est la condition d'une relation saine, authentique et confiante. Ce n'est pas par rapport à lui que j'ai écrit ce livre. Mais il est vrai que j'ai pensé à lui, dans la mesure où je pouvais exprimer certaines choses qu'il aurait pu lui paraître difficile ou inopportun d'exposer au même moment et dans les mêmes termes. - A-t-il été le premier confident et le premier lecteur de ce livre ? - Lorsque j'ai souhaité concrétiser cette idée, je lui en ai parlé. Bien entendu, s'il s'y était opposé, je n'aurais pas poursuivi. Je l'ai soumis à sa lecture, mais il n'a pas été le premier. - L'Elysée a-t-il été averti de votre décision et de la parution imminente de votre livre ? - Personne n'en a été informé, sinon le premier ministre. - Votre critique de la cohabitation doit-elle être interprétée comme le premier acte public de la candidature de M. Jospin ? - Par sa nature, ce livre ne peut être considéré comme tel. Il concrétise de ma part, et de ma part seulement, un état d'esprit. La fonction de directeur de cabinet du premier ministre a été occupée par des personnalités très différentes. Elle l'est aujourd'hui par quelqu'un qui se revendique d'abord comme un serviteur de l'Etat. Mais elle comporte des aspects très politiques, elle entremêle le politique et l'administratif ; elle ne peut se vivre que sur le mode des conseils et des appréciations de nature politique, même si elle porte aussi sur des réalités administratives. Personne ne saurait douter de l'engagement personnel du directeur du cabinet du premier ministre. C'est précisément ce rôle qui me permet de m'exprimer aujourd'hui avec une liberté de ton que ne m'autoriseraient pas d'autres fonctions. » Je me sens d'ailleurs en concordance avec une éthique de la fonction publique que j'ai notamment puisée dans un livre, qui a marqué ma formation, écrit en 1976 par François Bloch-Lainé, et dont le titre même est une affirmation d'identité et de responsabilité Profession fonctionnaire. Si l'obligation de réserve des fonctionnaires, écrivait-il, était une obligation de mutisme, de non-réaction, alors la partie ne serait pas égale dans la République, parmi ceux qui la servent à des titres divers. Je ne parle pas de l'avantage des hommes politiques qui peuvent parler beaucoup. Cette inégalité-là est peu contestable. Je parle de l'avantage de certaines personnes non élues et qui se taisent. La partie, donc, serait trop belle pour les hommes, certes discrets, mais autrement abusifs, qui, nantis des moyens à eux confiés par la collectivité, ne discutent rien pour n'avoir pas d'ennuis... » - Il n'est pas de pire situation pour notre pays qu'un pouvoir exécutif divisé contre lui-même», écrivez-vous. Venant d'un acteur essentiel de la cohabitation depuis quatre ans, on pourra trouver ce jugement tardif... - Au départ de cette expérience politique particulière, j'avais espéré que la cohabitation que les circonstances avaient imposée pourrait être l'occasion de compromis utiles pour le pays ; et que certaines réformes, plus difficiles soit pour la gauche, soit pour la droite, pourraient être acquises en raison, précisément, du pluralisme obligé de l'exécutif. Loin de moi d'ailleurs l'idée de sous-estimer l'ampleur de l'action réformatrice du gouvernement. Il a réussi à faire des réformes très profondes, institutionnelles et sociales, de la parité aux 35 heures, du quinquennat aux emplois-jeunes, du pacs à la couverture maladie universelle, qui auront fait progresser notre société malgré cette situation de cohabitation. Il a fait preuve de volontarisme comme d'une conception exigeante de l'Etat. Et l'équipe qui m'entoure à Matignon peut éprouver quelque fierté du travail accompli. » Mais parce que je suis au centre de ce système, j'ai souffert personnellement de la concomitance factice d'une unité de façade sans cesse minée, taraudée, et d'oppositions qui ne me paraissaient pas toujours en conformité avec les intérêts généraux du pays. Parce que je me suis beaucoup consacré à ce que je considère comme le service de notre pays, de l'Etat, au-delà du gouvernement lui-même, l'impression que la France incarnée dans son exécutif risquait toujours d'être divisée contre elle-même m'est apparue très pénible. - Votre regard sur la cohabitation n'a-t-il pas changé simplement parce que celle-ci est aujourd'hui plus équilibrée qu'en 1997 ? - Non, je crois qu'il y a deux facteurs d'explication à l'acuité croissante de cette prise de conscience. L'un est objectif personne ne pouvait être assuré que cette cohabitation durerait cinq ans ; et donc on ne se posait pas, d'emblée, la question d'une cohabitation au long cours. Notre propension était plutôt de réaliser, dans l'ordre, mais avec un rythme soutenu, les réformes les plus profondes, dans une période qui restait indéterminée. L'autre facteur d'explication est plus personnel j'approche du terme de ce chemin extrêmement ardu et tendu, et il me semble que le rôle que j'ai été appelé à jouer ne serait pas complet s'il restait, dans son contenu, secret. - Néanmoins, en le publiant en octobre 2001 et pas en octobre 2002, vous appelez vos concitoyens à ne pas rééditer la cohabitation par leur vote. - Si ce livre se veut aussi - au risque de l'immodestie - un avertissement, c'est parce que je voudrais faire sentir, en effet, à mes concitoyens ce que comporte de déséquilibres et de risques potentiels une situation qui a été gérée, somme toute, dans l'honneur et dans la dignité, lorsqu'il s'agissait des intérêts primordiaux du pays, mais qui, dans d'autres circonstances, avec d'autres personnalités, pourrait connaître des aléas autrement graves. Donc, si je l'ai écrit, en effet, avant les échéances politiques, c'est sans doute pour ne pas avoir à me reprocher de ne pas l'avoir dit à temps. - Vous n'exonérez pas votre propre camp l'Elysée et Matignon, dites-vous, s'investissent parfois dans des rivalités et des détails accessoires... - Je ne crois pas que mon livre puisse être lu comme une critique de l'attitude d'esprit de Matignon puisque précisément il insiste sur la collégialité, la transparence, la simplicité et la rigueur avec lesquelles ont été gérées, sous l'égide du premier ministre, les affaires de l'Etat. Je souligne d'ailleurs que Matignon n'a jamais été à l'initiative des polémiques et des controverses. Je décris en action une équipe gouvernementale dont une des forces essentielles tient à la qualité d'ensemble remarquable de ses femmes et de ses hommes. Au-delà, je crois que la cohabitation, dans ce qu'elle a de dangereux, de pernicieux, de risqué, est le fruit d'une situation institutionnelle d'autant plus contraignante que son terme n'est pas fixé. Lorsqu'une période est bien déterminée à l'avance, avec ses séquences consacrées à la réforme en profondeur, et d'autres dominées par le combat politique, alors, le temps de ce combat peut être cantonné. Dans la période de cohabitation que nous avons vécue, il pouvait survenir à chaque moment. On pouvait se dire à tout instant que, profitant de ce qui aurait pu être une phase d'affaiblissement, d'impopularité relative du gouvernement, le président serait tenté tout naturellement, par une nouvelle dissolution, de rétablir à son avantage une situation qu'il avait compromise. - Vous écrivez aussi Ce qui est admis par les Français n'est pas nécessairement bon pour la France.» Comment convaincre les Français qu'ils ont tort d'aimer la cohabitation ? - D'abord, il faut se dire que le jugement du corps électoral est le bon. C'est une règle dans la démocratie, et il y aurait de la présomption, et même du dévoiement, à l'oublier. Je crois en la vertu de l'appréciation politique, du débat sur nos institutions. Je suis assez frappé du fait que ce débat n'est pas très nourri, depuis quelques années, alors qu'en réalité, bien des questions qui vont se poser au début du nouveau quinquennat, quelle que soit la personne qui en aura la charge, seront des problèmes institutionnels. Ce que j'ai tenté, c'est une amorce de pédagogie de la réflexion politique et institutionnelle. - Ce que vous déplorez, au fond, n'est-ce pas surtout le déclin de la puissance publique que favorise la cohabitation ? - Je montre au contraire que le rôle de l'Etat est très concrètement et fortement ressenti par nos concitoyens, loin d'un discours néo-libéral qui fut à la mode. Reste qu'il est des réformes profondes de l'Etat qui sont rendues particulièrement difficiles par l'existence même de la cohabitation. Je mentionne des exemples de portées très différentes. Je parle notamment des fonds spéciaux, du cumul des mandats, des retraites ou de la justice. Une réforme, dans nos sociétés qui sont si complexes et fragiles à la fois, nécessite un processus long, cohérent, sûr et continu dans sa démarche. Aussi, les contradictions dans le discours public, qui sont le lot de la cohabitation, rendent-elles l'oeuvre de réforme plus incertaine. D'autant que le président et le Sénat peuvent user de verrous juridiques. - Vous évoquez plusieurs fois vos relations avec Jean-Pierre Chevènement. Elles semblent vous avoir laissé des blessures. - L'essentiel n'est pas ce qui relève des blessures personnelles, mais de l'attitude et de la responsabilité politiques qui, de fait, traduisent aussi une conception de la République. Certes, je m'exprime sans fard, comme je l'ai fait vis-à-vis de lui en tête à tête. Je pense que la vie politique est faite, pour beaucoup, de relations personnelles, de confiance accordée, de solidarité partagée malgré les épreuves, et que celles-ci ont achoppé à certains moments cruciaux. - La Corse restera-t-elle votre principale épreuve ? - D'autres, peut-être plus redoutables, nous attendent encore. Mais la Corse a en effet été, pour moi, la principale épreuve, parce que c'est la seule fois où la calomnie s'est exercée à mon détriment. Mais celle-ci ne m'a pas entamé pour deux raisons la première, c'est que nous savions n'avoir commis aucun manquement, et que je n'avais donc ni interrogation, ni doute lancinant ; la seconde, c'est que j'avais observé, bien avant de prendre mes fonctions, à quel point ce genre de risque leur était inhérent ; au bout de quatre ans et demi, j'ai même l'impression d'avoir été relativement épargné par les mises en cause personnelles. - Votre portrait de Dominique de Villepin, le secrétaire général de l'Elysée, est sans acrimonie. Une complicité s'est-elle nouée entre vous ? - La cohabitation fonctionne sans heurt dans nos relations parce que nous les circonscrivons, d'un commun accord, à un cadre limité, tout d'exécution, et que nous faisons remonter les problèmes conflictuels aux niveaux où ils doivent être traités, c'est-à-dire ceux du président de la République et du premier ministre. Nous n'avons pas cédé à la tentation de personnaliser et de passionner les conflits qui nécessairement traversent l'exécutif. Mais je ne crois pas que l'on puisse parler de complicité. - Est-ce que les révélations sur le passé trotskiste de M. Jospin vous ont surpris, peiné ou blessé ? Vous ne les évoquez pas dans votre livre. - Je ne l'ai pas fait parce que le passé personnel de Lionel Jospin n'était pas au centre de mon propos. Je dirai que je n'ai pas été vraiment surpris, parce que je pouvais subodorer que ce passé avait une consistance. Je n'ai nullement été choqué ou blessé. D'abord, parce que je ne trouve rien d'indigne dans une expérience révolue d'extrême gauche telle que celle-ci s'est révélée ; ensuite, parce que je n'ai jamais senti dans la personnalité de Lionel Jospin de porte-à-faux, de déséquilibre. Il m'est apparu, à la lumière de son parcours - d'ailleurs essentiellement marqué par son engagement au sein du Parti socialiste - tel qu'il est aujourd'hui construit, structuré, en fonction des échanges, des interrogations et des réflexions politiques auxquels il a pris part. Je trouve au contraire qu'il y a quelque chose de rassurant dans le fait qu'un homme politique de sa trempe soit arrivé en définitive à des positions que l'on sent profondément siennes, précisément après beaucoup d'années de recherche et d'engagement militant. - Vous dites que ce livre ne s'inscrit pas dans un cadre électoral, mais il se termine par un appel à la candidature de M. Jospin... - Je ne cacherai nullement que j'espère de tout coeur que Lionel Jospin sera candidat... - L'avez-vous convaincu ? Il vous reste de cet article à lire. La suite est réservée aux abonnés. Vous pouvez lire Le Monde sur un seul appareil à la fois Ce message s’affichera sur l’autre appareil. Découvrir les offres multicomptes Parce qu’une autre personne ou vous est en train de lire Le Monde avec ce compte sur un autre appareil. Vous ne pouvez lire Le Monde que sur un seul appareil à la fois ordinateur, téléphone ou tablette. Comment ne plus voir ce message ? En cliquant sur » et en vous assurant que vous êtes la seule personne à consulter Le Monde avec ce compte. Que se passera-t-il si vous continuez à lire ici ? Ce message s’affichera sur l’autre appareil. Ce dernier restera connecté avec ce compte. Y a-t-il d’autres limites ? Non. Vous pouvez vous connecter avec votre compte sur autant d’appareils que vous le souhaitez, mais en les utilisant à des moments différents. Vous ignorez qui est l’autre personne ? Nous vous conseillons de modifier votre mot de passe.
Publié le 30/04/2011 à 0600 La tauromachie a été classée au patrimoine immatériel de la France par le ministère de la Culture. Une première mondiale qui ravit les aficionados et indigne les anti-corridas. Président de l’Observatoire national des cultures taurines, l’arlésien André Viard a qualifié cette décision d’"historique" et affirme qu’elle "constitue la reconnaissance, par l'instance compétente, de la dimension culturelle de la tauromachie". A l’inverse, cinquante députés du groupe parlementaire “protection des animaux” ont signé un communiqué qui réclame le retrait "immédiat de cette inscription inique qui élève au rang de culture l’indignité d’une cruauté assouvie en toute connaissance de cause sur des êtres vivants doués de sensibilité". Le Languedoc-Roussillon est au cœur même de la polémique, avec l’ouverture de la saison des férias Arles la semaine dernière, Palavas actuellement, Nîmes en juin.... Deux élus de la région, le Gardois Jean-Marc Roubaud et l’Héraultais Raymond Couderc - tous deux UMP mais de sensibilité taurine opposée - ont donné leur point de vue à Midi Libre. Alors que le parlement de Catalogne a voté l’interdiction de la corrida, la question demeure d’une brûlante actualité dans le sud de l’hexagone... R. Couderc Un art, une culture » Le sénateur-maire UMP de Béziers a présidé par deux fois l’union des villes taurines de France - une cinquantaine de villes est ravi de voir la tauromachie reconnue comme un élément important de notre patrimoine ». A quelques mois 11 - 15 août de la feria de sa ville, il juge que c’est une réponse à ceux qui limitent la corrida au meurtre d’un toro. Il y a dans la mort du toro une symbolique dont la dimension est commune à tout le bassin méditerranéen ... C’est bien un art, une culture. Le classement au patrimoine national est un élément de clairvoyance et d’intelligence », insiste-t-il. Avec cette décision l’élu héraultais espère un peu plus de sérénité autour de la corrida et de la féria. les anti-corrida peuvent s’exprimer sans venir provoquer les aficionados devant les arènes ». Roubaud est l’un des 50 » Jean-Marc Roubaud, député-maire UMP de Villeneuve-lez-Avignon fait partie des 50 parlementaires qui ont signé le communiqué qui souligne qu’ il siérait mieux à la République de promouvoir et de valoriser le respect du vivant ». Les Catalans ont eu le courage d’en débattre. C’est donc une démocratie plus aboutie que la notre », ironise M. Roubaud qui explique Il n’y a pas eu de débat, une commission a pris la décision dont les parlementaires n’ont même pas été informés. » Il promet que dès mardi pour la reprise à l’Assemblée, nous allons interroger le ministre pour avoir des éclaircissements ». D’autant que, d’après l’élu gardois Cette décision est incohérente par rapport à la notion même de patrimoine national .... La mise à mort, au XXIe siècle cela ne peut pas se justifier. »
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