🐕 Tour De L Ile D Ouessant À La Marche

Tourd’horizon du marchĂ© des bureaux de Paris, Nord et Est de l’Ile-de-France avec FrĂ©dĂ©ric Dos Santos, Directeur du PĂŽle Bureaux Location Paris, Nord et Est de l’Ile-de-France, BNP Paribas Real Estate Transaction France ; Aller au contenu principal L'immobilier d’un monde qui change. 0. 0. Se connecter ou s'inscrire Connectez-vous; Nous contacter; 0. Rendezvous en dĂ©but d’aprĂšs midi au bourg de Lampaul, Tour de l’üle commentĂ© en minibus de 8 places, Balade d'une durĂ©e environ 2h30 (possibilitĂ© d'Ă©courter ou de prolonger). Au cours de la balade, nous vous proposons d'effectuer environs 5 Ă  6 arrĂȘts* pour marcher, prendre des photos et profiter des diffĂ©rents panoramas de l’üle. Jour2. La Pointe de Pen-Hir et les tas de pois. RandonnĂ©e en boucle Ă  l'extrĂ©mitĂ© ouest de la presqu'Ăźle de Crozon. Au dĂ©tour de la pointe du Grand Gouin, superbe panorama sur le « sillon » de Camaret-sur-mer. A la pointe de Pen-Hir, promontoire de l'Iroise, vous dominerez l'ocĂ©an Ă  plus de 60 m de hauteur. Les97 passagers Ă  dĂ©barquer du bateau de la Penn-ar-Bed, en ce 14 Juillet, se volatilisent rapidement, Ă  travers les ruelles et le long du sentier cĂŽtier qui fait le tour de l'Ăźle. Vingt minutes aprĂšs l'arrivĂ©e du bateau qui file dĂ©jĂ  vers Ouessant et le Fromveur, on goĂ»te au calme d'une Ăźle paisible et inondĂ©e de soleil (si si!). Ilssont environ 700 habitants Ă  vivre Ă  l'annĂ©e sur l'Ăźle d'Ouessant. Sur ce petit territoire, l'entraide et les moments d'amitiĂ© partagĂ©s font partie de leur quotidien. Pauline Bourda, agent d'accueil Ă  l'office du tourisme originaire de Rennes, est trĂšs attachĂ©e Ă  ce rocher. Un lieu chargĂ© de souvenirs d'enfance qu'elle n'Ă©changerait contre aucun endroit au monde. TraceGPS RandonnĂ©e PĂ©destre : L'Ăźle d'Ouessant joyau de la mer d'Iroise dans le FinistĂšre est situĂ©e Ă  1h15 du port du Conquet par bateau. Qui voit Ouessant voit son sang dĂźt un dicton ! A l'origine de nombreux naufrages de Alimage de la petite Ăźle Ouessant qui se situe Ă  la pointe du FinistĂšre, la collection exprime une forme de rudesse naturelle alliĂ©e Ă  une authenticitĂ© pure. Ses lignes sobres et dĂ©licates font de Ouessant une collection intemporelle et contemporaine. Fabrication Française CaractĂ©ristiques - Verre pressĂ© Ă©pais et rĂ©sistant - Made in France - DiamĂštre : 8,1 cm - Hauteur : 14,8 cm TraceGPS RandonnĂ©e PĂ©destre : L'Ăźle d'Ouessant joyau de la mer d'Iroise dans le FinistĂšre est situĂ©e Ă  1h15 du port du Conquet par bateau. Qui voit Ouessant voit son sang dĂźt un dicton ! A l'origine de nombreux naufrages de navires venus s'Ă©chouer sur les roches d'Ouessant. Avec ses vents et ses courants trĂšs forts, la mer autour d'Ouessant est bien connue des marins ManifestationRandonnĂ©e et balade - Inscription sur place Ă  la croix en bas du bourg de 9H00 Ă  9H45 - Remise des dossards Ă  10H | DĂ©part de la[] Recherche de Territoires Recherche d'Annonces Recherche d'Évenements Le blog - l'actualitĂ© territoriale Se connecter Contribuer ! Recherche de Territoires Le blog - l'actualitĂ© territoriale Se connecter Contribuer ! Transferttaxi & bagages. Au dĂ©part de Portsall, sur la cĂŽte des lĂ©gendes, dĂ©couvrez les magnifiques paysages de la cĂŽte des lĂ©gendes et de la pointe du FinistĂšre. Vous ferez une petite expĂ©dition sur l’üle d’Ouessant, Ă  la rencontre de ses phares et sa nature prĂ©servĂ©e. Vous aurez pour objectif d’arriver Ă  la pointe Saint Tourde l'Ăźle d'Houat (Morbihan) GR34 Sentier des douaniers. GRÂź34F Pays d'Iroise (FinistĂšre) Il est conseillĂ© de suivre les balises tout le long de votre randonnĂ©e et de vous munir du topo-guide de la FFRandonnĂ©e. Vous trouverez aussi des informations sur MonGR.fr. RandonnĂ©e tour de l'Ăźle d'Ouessant jour2 [35] << < Page / 2 > >> IMG 6939. IMG 6959. IMG 7146. IMG 7147. IMG 7155. IMG 7156. IMG 7159. IMG 7163. IMG 7169. IMG 7174. IMG 7188. IMG 7189. IMG 7192. IMG 7201. IMG 7208. IMG 7214. IMG 7102. IMG 7165. IMG 7191. IMG 7221. IMG 7226. IMG 7227. IMG 7233. IMG 7240 << < Page / 2 > >> Statistiques. 35 photos; 0 RandonnĂ©eMarche de 12,9 km Ă  dĂ©couvrir Ă  Bretagne, FinistĂšre, Ouessant. Cette randonnĂ©e est proposĂ©e par ilur56. RandonnĂ©e Marche de 12,9 km Ă  dĂ©couvrir Ă  Bretagne, FinistĂšre, Ouessant. Cette randonnĂ©e est proposĂ©e par ilur56. Accueil World NEW Premium Shop RandonnĂ©es CommunautĂ©s Articles Aide - support. Français English Nederlands Nosvoitures de location: Vous souhaitez dĂ©couvrir Ouessant Ă  votre rythme et en toute autonomie? Petite citadine passe partout ou familiale confortable, selon vos besoins, nous vous proposons Ă  la location diffĂ©rents types de vĂ©hicules allant de 2 Ă  9 places. Prise en charge du ou des vĂ©hicules directement Ă  l’embarcadĂšre ou Ă  l Pourmarcher au bout du monde, la rando commence en bateau ! De Brest Ă  Ouessant, la Mer d’Iroise fait son show. Une fois Ă  terre, vous rejoindrez sur la partie ouest de l’üle une portion de la Route des Phares. Ceux du Stiff, du CrĂ©ac’h et du Nividic donnent le cap ; 9wSzuEX. DĂ©roulĂ© de l'itinĂ©raire 01 Etape 01 Ile d’Ouessant, dans le Parc Marin d’Iroise DĂ©part Port du Stiff ArrivĂ©e Port du Conquet Pour marcher au bout du monde, la rando commence
 en bateau ! De Brest Ă  Ouessant, la Mer d’Iroise fait son show. Une fois Ă  terre, vous rejoindrez sur la partie ouest de l’üle une portion de la Route des Phares. Ceux du Stiff, du CrĂ©ac’h et du Nividic donnent le cap ; le dĂ©paysement est absolu. AprĂšs quelques saute-moutons Ă  travers la lande, c’est le CrĂ©ac’h, l’un des phares les plus puissants du monde. Au ras des vagues, en surplomb, vous voilĂ  Ă  la Pointe de Kadoran. LĂ , les plus hautes falaises d’Ouessant vous attendent, avec un petit air d’Irlande et des paysages grandioses. Niveau initiĂ© Ă  sportif 16 km – environ 4h30 de marche Ouessant©OuessantEmmanuel Berthier 02 Etape 02 Plougonvelin - Pointe Saint-Mathieu - Le phare et l'abbaye©Plougonvelin - Pointe Saint-Mathieu - Le phare et l'abbayeEugĂ©nie Ragot Le Conquet - Presqu'Ăźle de Kermovan©Le Conquet - Presqu'Ăźle de KermovanEmmanuel Berthier Plougonvelin - Fort de Bertheaume©Plougonvelin - Fort de BertheaumeEugenie Ragot Du Conquet Ă  Plougonvelin DĂ©part Le Port ArrivĂ©e Pointe de CrĂ©ac’h De retour sur le continent, suivez le GR qui se tortille au-dessus de l’ocĂ©an. A chaque virage, un nouveau panorama jusqu’à la Pointe Saint-Mathieu et son phare. 163 marches Ă  grimper, dĂ©fi relevĂ© ? En rĂ©compense, vue incroyable sur la cĂŽte. Gardez-en sous la semelle au menu, falaises et criques en enfilade, avec des panoramas de fou sur la presqu’üle de Crozon. La pointe de Pen-Hir et les Tas de Pois, comme des points de suspension dans la mer, se profilent dĂ©jĂ . Ah vous vouliez de la beautĂ© sauvage, en voilĂ  ! Le fort de Bertheaume, impressionnant vaisseau de pierre, se dresse sur son Ăźle. A prendre d’assaut avec la tyrolienne du parcours aventure, Ă  40 mĂštres au-dessus de l’eau ! Le Conquet, - Le port©Le Conquet, - Le portEugĂ©nie Ragot SĂ©quence canyoning
 montĂ©e d’adrĂ©naline Les canyons littoraux apparaissent au grĂ© des marĂ©es, ce serait dommage de ne pas s’y aventurer. Rando Mer * vous embarque en combinaison pour une session canyoning mĂ©morable, Ă  la dĂ©couverte de grottes et failles secrĂštes. Et plouf, dans l’eau ! Psst le site est classĂ© Natura 2000. On en repartira sans rien laisser derriĂšre soi
 * sur rĂ©servation, selon disponibilitĂ© Niveau initiĂ© Ă  sportif 13 km – environ 3h30 de marche 03 Etape 03 De Plougonvelin Ă  PlouzanĂ© DĂ©part Pointe de CrĂ©ac’h ArrivĂ©e Sainte-Anne du Portzic Avant de vous retrouver en rade
 de Brest, vous suivrez le trait de cĂŽte qui semble s’assagir. La baie du Trez-Hir, l’Anse de Bertheaume dĂ©voilent leurs charmes et spots de surf. Surgissant de la lande, des forts et vestiges militaires montent pacifiquement la garde. PrĂȘt Ă  entrer au top de vos photos, le phare du Petit Minou se dresse sur sa pointe. Il veille sur le goulet, ce bras de mer qui relie la rade de Brest Ă  l’OcĂ©an Atlantique. Depuis le sentier en corniche, la rade se dĂ©ploie, l’üle Longue en ligne de mire. Au loin le ballet des bateaux sortant des ports et les façades blanches de la ville arsenal. Aviron de mer la glisse en Ă©quipage RĂ©ponse de l’aviron de mer ! Dans l’Anse de Bertheaume, rejoignez un Ă©quipage de rameurs* pour une balade sportive, cadencĂ©e au rythme des rames une approche discrĂšte idĂ©ale pour dĂ©busquer phoques ou dauphins. IndĂ©pendants dans l’ñme ? Louez votre matĂ©riel auprĂšs de Brest Bretagne nautisme et en avant co-or-don-nĂ©s ! * sur rĂ©servation selon disponibilitĂ© Paddle©PaddleGangs of Mothers PlouzanĂ© - Phare du Petit Minou©PlouzanĂ© - Phare du Petit MinouEugenie Ragot PlouzanĂ© - Surfeurs Ă  la plage du Minou©PlouzanĂ© - Surfeurs Ă  la plage du MinouEugenie Ragot Niveau initiĂ© Ă  sportif 16 km – environ 4h30 de marche Surfeurs a la plage du Minou©Surfeurs sur la plage du Minou - Locmaria-PlouzanĂ© - prĂšs de BrestEugenie Ragot 04 Etape 04 Camaret - Pointe du Toulinguet ©Camaret - Pointe du Toulinguet Thibault Poriel / SB De Camaret Ă  l’Anse de Dinan DĂ©part Plage du CorrĂ©jou ArrivĂ©e Plage de KersiguĂ©nou La presqu’üle de Crozon ? De l’autre cĂŽtĂ© de la rade, elle vous fait de l’Ɠil depuis quelques jours
 Pour rejoindre Camaret, c’est navette Ă  tous les Ă©tages maritime, d’abord – vous traversez la rade sur le BrestoĂą. Puis routiĂšre pour 2 €, on vous achemine en taxi du dĂ©barcadĂšre Ă  votre point de dĂ©part de rando, la plage du CorrĂ©jou. Royal ! Echauffement tranquille pour commencer, en rejoignant le phare du Toulinguet. AprĂšs les rouleaux de la plage de Pen Hat, les roches escarpĂ©es prennent le dessus. Avec le vent et les vagues en bande son, cap sur le clou de la journĂ©e la pointe de Pen Hir. LE spot Ă  sunset ! Entre la mer turquoise, les roches claires et les pins, les visuels de cartes postales s’enchaĂźnent de la pointe de Portzen jusqu’à la plage de KersiguĂ©nou. Un tour sur l’eau en Voilier du Patrimoine Rien de tel qu’un Voilier du Patrimoine pour s’ouvrir Ă  un autre point de vue sur la cĂŽte. Durant une demi-journĂ©e, d’avril Ă  octobre, reposez vos petites jambes Ă  bord du grĂ©ement traditionnel Le Grand Bleu*. Heureux. * sur rĂ©servation, selon disponibilitĂ© Presqu'Ăźle de Crozon - La pointe de Pen Hir©Presqu'Ăźle de Crozon - La pointe de Pen HirL'oeil de Paco InitiĂ© Ă  sportif 17 km – 4h30 Ă  5h de marche Venir en train ArrivĂ©e gare de Brest Depuis Paris 3h30 Ă  4h en TGV Bouger sur place Ayez le rĂ©flexe BreizhGo votre itinĂ©raire personnalisĂ© en bus sur internet et mobile Itirando repĂ©rez votre itinĂ©raire et retrouvez toutes les infos sur les modes de dĂ©placement disponibles TransfĂ©rer ses bagages Ma rando facile La malle postale Se prĂ©parer Munissez-vous du topoguide de la FFRP Les Abers et la presqu’üle du Crozon – GR34 Explorez le site MonGR, la rĂ©fĂ©rence pour tout savoir sur les GR et la Grande RandonnĂ©e Choisir un restaurant Bon marchĂ© € Abordable €€ Haut de gamme €€€ Gastronomique €€€€ Brignogan-Plages, kayak sur la pointe de Beg-Pol, phare de Pontusval©Brignogan-Plages, kayak sur la pointe de Beg-Pol, phare de PontusvalEmmanuel Berthier Des photos et quelques conseils pour vous donner l'envie d'aller visiter ce superbe coin de Bretagne qu'est l'Ăźle d'Ouessant Enez eusa en breton. TRANSPORT On peut partir de Brest en bateau pour l'Ăźle d'Ouessant mais le dĂ©part est matinal, aux environs de 08h00. Compter 2h40 de traversĂ©e. Sinon, c'est au Conquet qu'il faut se rendre car c'est lĂ  que les dĂ©parts en bateaux sont les plus nombreux. Compter 1h15 de traversĂ©e. De la gare SNCF de Brest Ă  la gare maritime du Conquet ArrivĂ©e en train Ă  Brest, vous devez emprunter le car de la compagnie Penn-ar-Bed ligne n°11 pour vous rendre au Conquet et embarquer pour l’üle d’Ouessant. La gare routiĂšre se situe juste Ă  la sortie de la gare. Le trajet Brest - Le Conquet coĂ»te 2 € 1 € pour les enfants sauf si vous avez pris Ă  l’avance votre billet de bateau et prĂ©cisĂ© que vous utiliserez le bus pour vous rendre Ă  l’embarcadĂšre car, dans ce cas, une contremarque vous est dĂ©livrĂ© et vous permet de prendre le bus gratuitement. Donc rĂ©servez Ă  l’avance via internet ou par tĂ©lĂ©phone. Vous avez aussi une agence maritime de la Penn-ar-Bed au port de Brest qui est Ă  5’ Ă  pied de la gare. Pour les horaires de bus Brest - Le Conquet, cliquez ici Cliquez sur la ligne n° 11 TraversĂ©e Le Conquet - Ouessant port du Stiff Pour les horaires des bateaux, mieux vaut les consulter Ă  l’avance car ils changent en fonction des dates et, en pleine saison, Ă©vitez de vous prĂ©senter au dernier moment au guichet de l'embarcadĂšre car le bateau pourrait ĂȘtre complet. Pour les horaires et les tarifs des bateaux de la Penn-ar-Bed, cliquez ici Le port du Conquet Compter une bonne heure de traversĂ©e avec un arrĂȘt Ă  MolĂšne. MolĂšne Pour les amoureux des phoques gris, sachez qu’une colonie vit dans l’archipel de MolĂšne. Pour les apercevoir, vous avez des promenades en bateau qui sont organisĂ©es l’étĂ©. Et si vous avez beaucoup de chance, vous pourrez apercevoir des dauphins. Le port du Stiff Du port du Stiff Ă  Lampaul La "capitale" de l'Ăźle d'Ouessant, Lampaul, est distante de 4 km du port du Stiff. En bus Une navette attend chaque arrivĂ©e de bateau et vous y emmĂšne moyennant l'achat d'un billet de € 4 € l'aller - retour. Il dessert le camping municipal. A vĂ©lo Si vous avez optĂ© pour la dĂ©couverte de l'Ăźle d'Ouessant Ă  vĂ©lo, vous pouvez le louer dĂšs votre dĂ©barquement du bateau tout en faisant transporter gratuitement vos bagages jusqu'Ă  Ă  votre lieu de rĂ©sidence Ă  condition d’avoir prĂ©venu le loueur Ă  l’avance. Sur l’üle, il y a 3 loueurs de vĂ©los qui pratiquent les mĂȘmes tarifs. Personnellement, j’ai louĂ© chez Cycl'Ă©vasion parce que, sur internet, il offrait 20 % de rĂ©duction si on rĂ©servait Ă  l'avance. Pour plus d’informations sur Cycl'Ă©vasion, cliquez ici Site internet d'autres loueurs de cycles Pour plus d’informations sur Ouessancycles, cliquez ici Pour plus d’informations sur La bicyclette, cliquez ici HEBERGEMENT J'ai passĂ© mes nuits dans l’unique camping d’Ouessant qui se trouve Ă  l'entrĂ©e de Lampaul. Attention, il n'est ouvert que 1er avril au 30 septembre. Pour plus d'informations sur le camping, cliquez ici Camping correct au niveau propretĂ©. I​​l existe aussi un gĂźte d'Ă©tape Pour plus d’informations sur le gĂźte, cliquez ici ALIMENTATION Une supĂ©rette se trouve juste Ă  proximitĂ© du camping et est ouverte 7 jours sur 7 - de 8h30 Ă  20h00 du lundi au samedi - le dimanche de 9h00 Ă  13h00 puis de 17h00 Ă  19h00. Ne vous attendez pas Ă  un grand choix, mais il y a de quoi survivre. Un autre magasin d'alimentation se trouve un peu plus loin Ă  Lampaul 8 Ă  Huit ou Carrefour Express Ă  l’intĂ©rieur duquel vous trouverez aussi un distributeur Ă  billets. Pour les horaires d'ouverture, cliquez ici Si vous allez au restaurant, attention aux horaires de service midi 11h30-13h30 et soir 19h30-21h30. AprĂšs, plus rien, sinon un civet de 
 lapin Ă  condition de rĂ©ussir Ă  en attraper un car vous en verrez beaucoup Ă  Ouessant quand le soir commence Ă  tomber. Pour ceux qui aiment la gastronomie locale, goĂ»ter la silzig » qui est une saucisse fumĂ©e dans les mottes de terre d’Ouessant oĂč poussent plein de bruyĂšres. La seule boucherie- charcuterie de l’üle en vend et peut vous les mettre sous vide si vous voulez en ramenez chez vous. CARTE DE L'ILE D'OUESSANT Pour la consulter sur le site GĂ©oportail, cliquez ici METEO Pour la consulter, cliquez ici Pour visionner en direct la webcam, cliquez ici DECOUVRIR OUESSANT Pour ceux qui veulent se munir d'un plan dĂ©taillĂ© de l'Ăźle, il existe la carte IGN 0317OT au 1/25 000 ou bien la carte des randonnĂ©es proposĂ©e par l'office de tourisme d'Ouessant Sur l’üle, les routes sont peu frĂ©quentĂ©es mais attention tout de mĂȘme. Et puis vous avez aussi de beaux chemins. Par contre il est interdit de faire du vĂ©lo sur les sentiers cĂŽtiers. Une particularitĂ© on ne vous prĂȘte pas d’antivol, car il n’y a pas de vol de vĂ©lo ! Ca surprend quand on vient de Paris 
. Baie de Calgrach Lande et bruyĂšres avec, au fond, la baie de Calgrach et l'Ăźle Keller Lande et bruyĂšres avec, au fond, l'Ăźle Keller Ciel d'orage Gros temps en mer VĂ©lo + marche me semblent un bon compromis car l’üle est tout de mĂȘme assez grande. N’oubliez pas de prendre votre tĂ©lĂ©phone portable et un plan de l’üle avec vous pour contacter votre loueur de vĂ©lo si jamais vous avez un problĂšme mĂ©canique car il viendra rĂ©parer le dommage Ă  condition que vous l’appeliez 
. La cĂŽte sauvage prĂšs du phare du CrĂ©ach La cĂŽte sauvage prĂšs du phare du CrĂ©ach Le phare du CrĂ©ach et la cĂŽte sauvage vue cĂŽtĂ© pointe du Pern Le phare du CrĂ©ach vu depuis Port Yusin Vue vers le phare du CrĂ©ach depuis Porz Nenv Pointe de Pern Nividic Quartier de Feunten-Velen Le phare de la Jument vue de la pointe de Porz Doun La baie de Lampaul vue de Feunten-Velen OcĂ©an, cĂŽtes rocheuses prĂšs du phare du CrĂ©ac’h, petits ports abritĂ©s, petites criques Porz Yusin, Porz Arlan, presqu’üles de Cadoran et de Feunten-Velen, landes, phares, maisons bretonnes sont le beau spectacle que vous offre Ouessant. Pas, voire peu de voitures. Attention au vent et Ă  la pluie car la mĂ©tĂ©o y est capricieuse. IntĂ©rieur d'Ouessant Moutons de l'Ăźle d'Ouessant Porz Arlan Ne pas rater le petit port de Lampaul. Les plages sont non surveillĂ©es et bien souvent, vous avez une barriĂšre d’algues Ă  franchir pour pouvoir nager. La plage la plus proche du camping est Ă  la sortie de Lampaul en direction de la presqu’üle de Feunten-Velen c’est la plage de Korz. Attention, eau fraĂźche et algues !!! Port de Lampaul Plage de Korz Ă  la sortie de Lampaul Vue prise depuis la plage de Korz J’ai passĂ© 2 jours entiers sur l’üle. C’est peu, mais suffisant pour en faire le tour. Pour le retour, j'ai pris le premier bateau du matin consulter les horaires. La veille de votre dĂ©part, prĂ©venez votre loueur de vĂ©lo pour qu’il vienne chercher vos bagages et vous les emporter Ă  l’embarcadĂšre. Cycles Evasion est passĂ© Ă  l'heure prĂ©vue pour me prendre les bagages Ă  la sortie du camping. 4 km de vĂ©lo Ă  faire jusqu’au port du Stiff. Puis 1h00 de bateau jusqu’au continent oĂč j'ai empruntĂ© le car de la Penn-ar-Bed pour retourner Ă  la gare de Brest. Comme Ă  l’aller, penser Ă  la contremarque pour ne pas avoir Ă  payer le ticket de bus. Bonne rando. N'hĂ©sitez pas Ă  poster un commentaire, Ă  faire part d'informations complĂ©mentaires qui pourraient intĂ©resser les lecteurs, Ă  partager cet article et, si vous avez des questions, je vous y rĂ©pondrai. Vous pouvez Ă©galement consulter ma page facebook. Aucune copie autorisĂ©e sur ce blog. Avertissement toutes les informations sont donnĂ©es Ă  titre indicatif et n'engagent nullement la responsabilitĂ© de l'auteur. N'hĂ©sitez pas Ă  consulter le site internet de l'office du tourisme d'Ouessant car il est trĂšs bien conçu Voir mes autres articles sur les Ăźles en cliquant sur les liens suivants RandonnĂ©es en Bretagne Ă  Belle-Ile en mer Une journĂ©e sur l'Ile de Sein RandonnĂ©e en Bretagne sur l'Ăźle d'Houat RandonnĂ©e vĂ©lo pour dĂ©couvrir l'Ăźle d'Yeu en VendĂ©e sans oublier celui-ci DĂ©couvrir la Bretagne sud Quimper, Audierne, la Pointe du Raz et l'Ăźle de Sein UNE NUIT DE FOLIE Quand on arrive sur certaines Ăźles, on vous demande C’est quand que vous repartez ? Quand on arrive Ă  Ouessant, on vous dit combien de temps vous restez ?Je dĂ©die cette histoire, inspirĂ©e par un fait vrai mais librement adaptĂ©, aux gens d’Ouessant, paisibles et solidaires. Le lapin et le corbeau. Ça commence comme une fable de La Fontaine. Un lapin et un corbeau tournent autour d’un rocher, l’un poursuivant l’autre. Ils se chamaillent pour le contrĂŽle d’un minuscule territoire, un bout d’herbe, deux trous, trois cailloux. Le corbeau, imposant, se veut menaçant, le lapin, minuscule, se sauve puis, dans une bouffĂ©e d’audace, il fait front. L’attaquant hĂ©site. Le manĂšge va-t-il repartir dans l’autre sens ? Non, le corvidĂ©, pas dupe, poursuit sa course. La ronde reprend. ChloĂ© assiste Ă  la scĂšne depuis la chambre de veille », un belvĂ©dĂšre au sommet du sĂ©maphore de l’Ile. Ici, il n’y a pas si longtemps, se trouvait un QG des sauvetages en mer. La piĂšce, lumineuse, au parquet blond, fauteuil club et longue table de travail, est dotĂ©e d’une baie vitrĂ©e assurant une vue Ă  360°, ou presque. Un spectacle en cinĂ©mascope. La jeune femme y rĂ©side, seule, en qualitĂ© d’auteure. Une invitation royale de l’Ile. Devant elle, outre le petit couple en crise, donc, s’étalent la lande, les rochers, la mer, le ciel, le monde. On raconte qu’un prĂ©cĂ©dent Ă©crivain en rĂ©sidence dans ce lieu, sidĂ©rĂ© par toute cette grandeur, prĂ©fĂ©ra se rĂ©fugier, deux Ă©tages en dessous, dans la cuisine oĂč, entre le micro-onde et le lave-vaisselle, il se sentait moins intimidĂ© pour Ă©crire. Chaque soir, de sa tour de contrĂŽle, ChloĂ© fait le tour de l’Ile, quadrillĂ©e de phares, tout une guirlande de loupiotes qui tournicotent toute la nuit. Et chaque matin elle redĂ©couvre son Ă©den, le gazon marin piquetĂ© de touffes d’Ɠillets, des armĂ©ria, et sillonnĂ© de chemins de randonnĂ©e, le jaillissement des chaos rocheux et plus loin du bleu Ă  l’infini, bleu nuit, bleu outremer, bleu ciel, bleu vert, bleu violet
. Les anciens aimaient donner un nom aux rochers sortis de la mer pour monter la garde en pleine terre » Marie le Franc, Dans l’üle, 1932, Ă  leurs formes fantastiques. Ils pouvaient y voir une procession de moines aux cagoules abaissĂ©es, ou une enceinte sacrĂ©e ou encore une sorte de cimetiĂšre druidique. ChloĂ© se plait Ă  imaginer les vestiges d’un fort effondrĂ©, d’un barrage inachevĂ©, ou encore le dos crĂ©nelĂ© d’un gigantesque dinosaure, ce fameux stegosaurus au dos cuirassĂ© de plaques osseuses. Elle a adressĂ© hier soir un SMS Ă  son parisien d’amant Totale zenitude. Ile destressante. » Au beau milieu du monticule de pierres le plus proche du sĂ©maphore, elle distingue une tache de couleur, une forme, un corps. Un homme. Chemise de trappeur, pantalon militaire, le genre grand gabarit, il est assis et deux chiens gambadent autour de lui, libres de leurs mouvements. Un petit nerveux Ă  poils ras, blanc, sans doute un chien de chasse miniature, et un gros roux, tout Ă©bouriffĂ©, plus poussif. Ce dernier a du sentir une proie, il enfonce sa truffe dans un terrier ou un nid, sa queue bat comme un mĂ©tronome. Leur propriĂ©taire contemple le sĂ©maphore. Plus exactement, il la regarde elle, ChloĂ©. Elle se laisse faire. Vaniteuse, elle dĂ©ambule mĂȘme derriĂšre la baie, sans raison, de droite Ă  gauche. Puis elle l’oublie. Ce matin, la mer est calme, d’un bleu sombre. Une belle journĂ©e d’écriture et de lecture en perspective. ChloĂ© a pris ses habitudes. Ecriture matinale, descente au bourg, lecture de la presse, repas arrosĂ©, temps calme, Ă©criture bis, balade, repas, dodo. La cuisine est au rez de chaussĂ©e, la chambre au premier Ă©tage, le bureau au second. Elle a vite compris que dans un sĂ©maphore, il faut faire un usage raisonnĂ© des escaliers. Calculer son coup, prĂ©voir, sinon on y passe son temps et son Ă©nergie. Eviter, quand on est au deuxiĂšme, d’oublier un bouquin en cuisine. Et vice versa. Sinon, la sanction, c’est quarante marches. Deux oublis quatre-vingt marches, etc. Quand on n’a pas de tĂȘte
 ». Chaque espace est cloisonnĂ©. Ce qui signifie, par exemple, au rez-de-chaussĂ©e, dans un cadre restreint porte, sas, porte, cuisine, porte, salle de bains, porte, WC. On s’y fait vite. ChloĂ© a rĂ©cupĂ©rĂ©, en vĂ©lo et sous un soleil glorieux comme disent les Anglais, sa moisson de journaux au bourg et vient de finir sa revue de presse. Elle collectionne les faits divers. Pas grand chose aujourd’hui Ă  se mettre sous la dent. La marĂ©chaussĂ©e a contrĂŽlĂ© deux nudistes rĂ©sidant dans le LĂ©on » sur les dunes de Keremma. Deux quinquas. Dans la mesure oĂč cette pratique n’est autorisĂ©e dans aucun lieu public de l’arrondissement de Moralaix, les forces de l’ordre ont considĂ©rĂ© qu’il s’agissait d’exhibition sexuelle » Ă©crit subsĂ©quament le correspondant du journal. Les individus sont passibles d’un an de prison, de 15 000 euros d’amende et obligation de se soumettre au test ADN. Ça fait chĂšre la bronzette. Autre nouvelle un responsable de la RĂ©publique en Marche de Rennes estime que la fac, c’est 30% d’étudiants alcoolos et 70% de dreadlocks ». Ou encore un adolescent vole un rouleau compresseur Ă  RezĂ©. Les gendarmes n’ont pas eu trop de mal pour l’arrĂȘter. Sortant de sa lecture, elle surprend le gĂ©ant aux chiens qui poirote toujours sur le rocher. Il n’a pas bougĂ© ? Ou il est revenu ? En tout cas, il la regarde avec la mĂȘme constance. A peine s’il dodeline doucement de la tĂȘte il porte des Ă©couteurs sur les oreilles. Elle se dit qu’elle va lui faire un signe, un petit coucou puis elle se retient. Elle replonge dans l’écriture de sa fiction. L’air marin doit lui booster les neurones, l’histoire vient bien. Elle y passe l’aprĂšs midi, reprenant Ă  peine son premier jet. Tout roule mais elle n’ose plus regarder l’amas rocheux qui lui fait face. Quand elle s’y essaye, Ă  l’heure de l’apĂ©ro du soir, l’homme n’est plus lĂ . Elle sourit de son inquiĂ©tude. SĂ©quence escalier, descente, montĂ©e, porte, porte, redescente. Pour Ă©viter de trop multiplier les va et vient, il lui arrive de laisser des objets sur les marches au niveau d’un Ă©tage. A monter ou descendre au prochain service. C’est notamment le cas des clĂ©s qu’elle a dĂ©posĂ©es prĂšs du pallier de la chambre, au premier. Elle n’y retrouve plus le trousseau. Elle est pourtant persuadĂ©e l’avoir laissĂ© lĂ  lors de son dernier passage. Elle vĂ©rifie Ă  l’étage en dessous, rien, remonte au bureau. Rien. Elle se hĂąte de rejoindre la porte d’entrĂ©e, la seule issue, lĂ©gĂšrement en contrebas de la cuisine. Elle est bien fermĂ©e. De l’intĂ©rieur. Et le petit verrou de prĂ©caution est Ă©galement tirĂ©. ChloĂ© s’est fait une petite montĂ©e d’adrĂ©naline pour rien. N’empĂȘche, oĂč sont ces putains de clĂ©s ? Pour l’heure, le seul ennui, si la chose se confirme, c’est qu’elle va laisser le bĂątiment ouvert quand elle sortira du sĂ©maphore. C’est Ă©trange comme elle a du mal avec ce mot. Il lui arrive de dire semophare ou samovar. Faudra qu’elle en parle Ă  son psy. Elle se dit qu’une petite bouffe et une nuit de repos vont lui remettre les idĂ©es en place. Demain est un autre jour et les clĂ©s finiront bien par rĂ©apparaĂźtre. Repas poisson, petit rosĂ©, crĂȘpes. Puis elle attend le coucher de soleil c’est chaque soir une autre mise en scĂšne. Certains crĂ©puscules sont Ă©blouissants, Ă©claboussants, d’autres timorĂ©s, presque honteux ou carrĂ©ment nuls. Ce soir, le spectacle est trĂšs moyen, la faute Ă  une longue traĂźnĂ©e nuageuse noire. ChloĂ© a l’habitude de s’endormir avec un polar. Demouzon ces jours-ci. L’ancĂȘtre propose au lecteur de rĂ©soudre lui-mĂȘme une sĂ©rie d’énigmes. Elle se laisse tenter. Elle est en train de chercher qui, du mĂ©tayer chafoin, du fils indigne ou de la jeune maĂźtresse a trucidĂ© le riche chĂątelain, en dĂ©guisant mal le meurtre en suicide quand elle croit entendre du bruit du cĂŽtĂ© de la porte d’entrĂ©e. Elle s’alarme pour rien, se dit-elle, la porte est bien fermĂ©e. C’est elle mĂȘme qui s’en est chargĂ©e. Et l’a vĂ©rifiĂ©. Tout Ă  l’heure elle a mĂȘme fermĂ© a clĂ© la porte de sa chambre. Non pas qu’elle s’inquiĂšte mais c’est, disons, par mesure de prĂ©caution. Une question de confort. Alors, ce bruit, c’est quoi ? Un courant d’air ? une machinerie quelconque ? Un appareil de chauffage ? le deshumidificateur du bureau qui radote ? une tuyauterie qui tousse ? une chasse d’eau qui yoyote ? Elle fait mentalement le tour de tous ces petits mĂ©canismes qui eux ne dorment jamais. Mais le bruit se rĂ©pĂšte, s’amplifie. Elle pense qu’elle rĂȘve, elle rĂȘve qu’elle rĂȘve, qu’elle a lu trop de nouvelles noires ces jours ci. Demouzon lui fout le bourdon, finalement, avec ses intrigues macabres. Elle va se rĂ©veiller ? MĂȘme pas car elle ne dort pas. Ce n’est plus du bruit, c’est presque un vacarme. Le vent ?! C’est le vent qui s’est levĂ©, qui s’attaque au SĂ©maphore, se glisse dans les moindres interstices, cherche Ă  soulever les dalles d’ardoise, Ă  s’insinuer, Ă  se faufiler, Ă  raboter, Ă  saboter. Du vent version coups de fouet Ă  rĂ©pĂ©tition. La mĂ©tĂ©o avait diffusĂ© un avis de tempĂȘte mais normalement c’était pour demain. ChloĂ© se couche sur le dos, le ventre, en chien de fusil, elle se recroqueville sous sa couette, se fait fƓtus, s’agrippe aux draps et c’est alors qu’elle sent. L’odeur. Une odeur de fumĂ©e. Le feu. Il y a le feu au sĂ©maphore. La jeune femme jaillit, glacĂ©e, de son lit, ouvre la porte de la chambre, celle du couloir. Pas de doute, le feu a pris dans l’entrĂ©e. C’est lĂ  qu’elle laisse en vrac la presse une fois lue. Un gros paquet de gazettes usagĂ©es. Les flammes lĂšchent dĂ©jĂ  la porte de la cuisine. Une fumĂ©e noire s’élĂšve. ChloĂ© veut descendre, hĂ©site, renonce. Tout l’encadrement du rez de chaussĂ©e se consume, rougeoie, ça crĂ©pite, ça chuinte, ça pue. Elle remonte dans sa chambre, s’habille en catastrophe. Le feu, l’étage en dessous, fait exploser l’un aprĂšs l’autre, les appareils mĂ©nagers, le micro-onde, la tĂ©lĂ©, le four. On dirait un monstre qui prend des forces avant de s’attaquer au prochain Ă©tage. ChloĂ©, affolĂ©e, se dit que cette tour ne peut pas prendre feu, elle se le rĂ©pĂšte, c’est impossible, les murs sont solides, le granite ne crame pas, merde ! Mais l’incendie a trouvĂ© de quoi se nourrir, les Ă©tagĂšres, les parquets, les plinthes, les boiseries, et puis le recouvrement en plastique du couloir. Tout bouillonne, chaudron infĂąme, Ă©coeurant. Elle quitte la chambre et se prĂ©cipite vers le bureau qu’elle atteint au moment oĂč le circuit Ă©lectrique rend l’ñme. Plus de lumiĂšre Ă  part l’atroce rougeoiment dans l’escalier, derriĂšre elle. Son ordi et son portable Ă©taient restĂ©s sur la table de travail. Mais la liaison internet est coupĂ©e. Et le tĂ©lĂ©phone n’a plus de rĂ©seau. Le spectacle depuis la baie ne la rassure pas. La mer enrage, des tĂ©nĂšbres, des vagues se fracassent sur les rochers, explosent en gerbes blafardes. Ces fantĂŽmes se dressent, hauts comme des immeubles, puis s’évaporent. Elle repĂšre le clignotement familier des phares mais dĂ©couvre aussi sur sa droite, vers le bourg, des lueurs nouvelles. Il y a lĂ  un, deux, trois points lumineux, de toutes les couleurs, rouge, orange, bleu. TroublĂ©e, elle ne veut pas y croire des incendies se multiplient dans l’Ile. Comme au sĂ©maphore. Plusieurs bĂątiments, isolĂ©s, sont en feu. Et diffĂ©rents vĂ©hicules de pompiers s’activent. L’Ile brĂ»le ? Impossible. C’est la guerre ? de qui contre qui ? Cette vision d’horreur tĂ©tanise la jeune femme. Elle se met Ă  trembler, n’arrive plus Ă  contrĂŽler l’agitation de ses mains, de ses jambes, de tout son corps. Elle est prise de tournis mais elle doit se raisonner. Ressaisis toi ! » se dit-elle Ă  haute voix. Des volutes de fumĂ©e commencent Ă  se glisser sous la porte du bureau. Elle ne peut pas rester lĂ . Il lui faut fuir encore. Elle ressort dans l’escalier oĂč le feu ronfle, elle grimpe, Ă  la sauvage, la derniĂšre volĂ©e de marches, elle chute, continue, sur les genoux, les mains, comme une bĂȘte traquĂ©e, jusqu’à la porte d’accĂšs Ă  la terrasse. Elle tire un simple loquet, l’ouverture se fait. Elle sort. LĂ , le bruit est infernal. La mer gronde comme un volcan. Le vent secoue l’immense antenne plantĂ©e au milieu de la plate-forme, retenue aux quatre coins par des cables, formant une vraie toile d’araignĂ©e. Un des cables, justement, vient de se dĂ©tacher et cingle en tout sens. Elle rĂ©alise alors qu’elle est pieds nus. OĂč aller ? un instant elle pense sauter et se souvient des images d’épouvante de ces gens coincĂ©s dans les Twin towers se prĂ©cipitant dans le vide. Elle peut se fracasser sur la roche, elle peut aussi se rĂ©cupĂ©rer sur un replat herbeux, qui sait ? Elle efface l’idĂ©e. Un nouveau bruit s’ajoute Ă  l’atmosphĂšre dĂ©jĂ  saturĂ©e, une sorte de halĂštement de bĂȘte essoufflĂ©e. Un hĂ©licoptĂšre de la SĂ©curitĂ© civile stationne Ă  la verticale du sĂ©maphore. Le pilote l’a vue mais l’antenne le gĂȘne, elle l’empĂȘche de trop s’approcher. Quelqu’un de lĂ -haut l’interpelle au mĂ©gaphone. Elle n’entend rien. Il rĂ©pĂšte, elle croit comprendre 
 seule ? » Elle confirme en hochant la tĂȘte, crie que OUI ELLE EST SEULE. L’autre continue de parler, elle finit par dĂ©coder 
 monter 
 antenne
 ». Il lui demande d’escalader l’antenne qui doit faire quatre ou cinq mĂštres ! Elle n’a jamais rien escaladĂ© de sa vie, Ă  peine ses amants et ses maitresses. A l’école, l’épreuve de la corde au cours de gym Ă©tait sa bĂȘte noire. Sans parler du vertige. Le mĂ©gaphone insiste 
l’échelle
 » Elle remarque en effet une Ă©chelle qui grimpe le long de l’antenne, protĂ©gĂ©e par une cage mĂ©tallique. Elle croit comprendre qu’ils veulent la rĂ©cupĂ©rer en haut de l’échelle. Elle ne s’imagine pas, mais pas du tout, grimper au sommet de cette installation qui, en plus, doit ĂȘtre maintenant en train d’osciller grave. Impossible » hurle-t-elle. C’est totalement impossible pour elle de se livrer Ă  ce genre d’exploit. NON, impossible ! » L’hĂ©licoptĂšre s’éloigne. Il l’abandonne, ce fils de pute ?! Non, il revient, il voulait sans doute Ă©viter une rafale de vent trop forte. Une sorte d’homme grenouille sort de l’engin, descend au bout d’un filin. PrĂ©cautionneux, il se faufile entre les cables de la terrasse. Elle le rejoint. Ce contact, bien que caoutchouteux, lui fait un bien fou. Elle trouve Ă  son sauveur une certaine ressemblance avec de Niro dans Brazil de Terry Gilliam, dans sa combinaison noire, toujours en train de glisser le long d’interminables cordes. Ça la fait sourire. La grenouille risque de se mĂ©prendre. C’est nerveux ! » hurle-t-elle. Pourquoi a-t-elle toujours besoin de s’excuser, de s’expliquer ? Le gendarme, impavide, lui enfile un harnais, lui dit de bien s’accrocher, des deux mains, Ă  la petite roue au dessus de sa tĂȘte et la voilĂ  hĂ©litreuillĂ©e, rĂ©cupĂ©rĂ©e puis dĂ©posĂ©e sur un siĂšge. Magique ! Le temps de rĂ©cupĂ©rer le batracien, de contempler une derniĂšre fois le sĂ©maphore, qui a l’air d’un monstre avec ses fenĂȘtres rouge feu, et l’hĂ©licoptĂšre vire de bord. La salle omnisports du bourg est noire de monde malgrĂ© l’heure. ChloĂ© a besoin d’un bon moment pour dominer ses tremblements et retrouver l’usage Ă  peu prĂšs normal de la parole, oublier ces tics nerveux qui la secouaient dans l’hĂ©lico. Elle croise un groupe oĂč elle reconnaĂźt la marchande de journaux, la vendeuse de poissons, la gardienne du musĂ©e, la serveuse du restaurant, la caissiĂšre de MiniMarket, une Ă©lue, la garde champĂȘtre, la conductrice du taxi, la bibliothĂ©caire, la correspondante de Ouest France, celle du TĂ©lĂ©gramme, la tenanciĂšre du PMU 
 Que des femmes ! C’est l’Ile des femmes ? Elle distingue mĂȘme, dans l’assistance, une mamie fort sympathique qu’elle croise parfois lors de ses sorties en vĂ©lo et qu’elle surnomme en son for Dame Tankia ». Chaque fois qu’elle lui demande si tout va bien, la dame rĂ©pond Tant qu’y a pas de vent
 ! » Elle n’a pas tort. Toutes sont au courant de ses mĂ©saventures. Et du reste. Elles se relaient pour lui raconter la nuit. RĂ©sumĂ©. Dix heures, hier soir, au sud-est de l’Ile, incendie d’une rĂ©sidence. Branle-bas de combat. Pompiers et tout le bazar. Onze heures trente, le feu prend salle polyvalente, dans le bourg cette fois. Grosse angoisse. Personne ne peut croire au hasard. Les autoritĂ©s alertent le continent. Minuit, l’écomusĂ©e, au nord-ouest, part en fumĂ©e, une collection rare d’habits d’antan est anĂ©antie. Peu aprĂšs, le feu touche le sĂ©maphore. ChloĂ© connaĂźt. LĂ , tous les voyants passent au rouge. Alarme gĂ©nĂ©rale. Une heure, c’est au tour du central tĂ©lĂ©phonique d’ĂȘtre touchĂ©. L’Ile est isolĂ©e. Totale panique. Evidemment, cette sĂ©rie de catastrophes suscite une grosse mobilisation. DĂ©boulent du continent un renfort de pompiers, une trentaine de gendarmes, des gens du GIGN et un hĂ©lico de la sĂ©curitĂ© civile. ChloĂ© opine. Et questionne. – On a une idĂ©e ? – De quoi ? – De ce qui se passe, en vrai ? – On sait mĂȘme qui c’est. – DĂ©jĂ  ? – C’est une vieille histoire. Le chƓur des femmes lui rĂ©pond, un peu dans le dĂ©sordre mais ChloĂ© comprend. On » soupçonne un Ăźlien, installĂ© lĂ  depuis une quinzaine d’annĂ©es. Un quinqua. Le type a une mĂ©chante rĂ©putation et un dossier dĂ©jĂ  lourd. Il aurait pĂ©tĂ© les plombs. – Vous pouvez m’en dire plus ? Le pyromane est sculpteur de pierre, toujours accompagnĂ© de deux chiens
 – Qu’il laisse courir en libertĂ© ! Ça se fait pas ici, avec des moutons partout. ChloĂ© revoit l’homme, la veille, sur son rocher, avec sa petite mĂ©nagerie. – Jusque là
 – Attends. C’est un solitaire qui a le don d’agacer le monde. Le genre rĂąleur professionnel, le parfait casse couilles. Toujours en guerre. Contre l’Institution. L’AutoritĂ©. L’Administration. La Machine. L’Organisation. L’Autre. – Y en a beaucoup comme ça. – Oui mais lui 
 C’est un gĂ©ant, presque deux mĂštres, sportif. Il pratique pratiquait le kite surf, la glisse nautique tirĂ© par cerf-volant. Il y a deux ans environ, il a commencĂ© Ă  souffrir du dos et des cervicales. Accident ? maladie ? D’oĂč problĂšmes avec son travail, son sport. Et puis bien sĂ»r des problĂšmes d’argent. ImpayĂ©s de loyers, bisbilles avec l’agence bancaire. A partir de lĂ , tout est parti en vrille. Lui d’ordinaire grincheux devient agressif. Les choses dĂ©gĂ©nĂšrent une premiĂšre fois Ă  l’agence de la banque. On lui demande un justificatif d’identitĂ©, le genre de dĂ©marches qui le met en rogne. Il est interdit bancaire. Grosse colĂšre. Il s’en prend Ă  la guichetiĂšre, crie au voleur, fait un gros scandale, prend dans la caisse ? En tout cas le clash est assimilĂ© Ă  un hold-up. ProcĂšs verbal puis procĂšs tout court oĂč il Ă©cope d’un an de tĂŽle, ferme, et d’une interdiction de sĂ©jour dans l’üle. Il conteste et peut rester dans l’attente de confirmation, ou pas, du jugement. LĂ -dessus, il est menacĂ© d’expulsion. Il devait ĂȘtre expulsĂ© hier ». Alors le type explose. Il brĂ»le sa maison et s’attaque Ă  l’Ile, Ă  ce qui fait son identitĂ©. C’est la commune, le dĂ©partement, l’Etat qu’il vise. A coups de cocktails Molotov, ou assimilĂ©s. – Et maintenant ? – Il court toujours. Pour l’heure, il n’y a que des dĂ©gĂąts matĂ©riels. Mais vous avez eu chaud
 La formule est inappropriĂ©e. On l’assure peu aprĂšs que les pompiers ont rĂ©ussi Ă  Ă©teindre le feu au sĂ©maphore, les dĂ©gats seraient finalement limitĂ©s au rez de chaussĂ©e. Et les chiens ? », se dit ChloĂ©. Personne n’en parle. Elle n’ose pas prendre de leurs nouvelles. – Vous pensez aux chiens, non ? lui dit sa voisine, perspicace. Il les a brulĂ©s aussi. C’est quand j’ai appris ça que j’ai commencĂ© Ă  avoir peur. Vers le petit matin, ça s’agite du cĂŽtĂ© des uniformes. Une voisine traduit Ils l’ont repĂ©rĂ© ! » Les rumeurs les plus folles se mettent Ă  courir jusqu’à ce qu’un officiel annonce, une bonne heure plus tard, que le pyromane se trouvait sur une plage du nord-ouest de l’üle. Il Ă©tait assis sur le sable, adossĂ© Ă  un rocher, les Ă©couteurs sur les oreilles, les veines ouvertes et un poignard dans le cƓur. C’est ce qui s’appelle un suicide social » dit une voix. En fin de matinĂ©e, ChloĂ© a l’autorisation de repasser, accompagnĂ©e, au sĂ©maphore. La cuisine est dans un triste Ă©tat mais les Ă©tages n’ont pas trop souffert. Les portes finalement ont jouĂ© leur rĂŽle de coupe-feu. La fumĂ©e cependant a barbouillĂ© toutes les parois. De la baie, qui fut son bureau, changement radical de dĂ©cor. Un brouillard Ă©pais masque tout ; adieu la lande, les rochers, les phares, la mer, le ciel. Rideau. ChloĂ© tĂ©lĂ©phone au taxi pour demander l’heure du prochain ferry et rĂ©serve sa place. Sur le quai, on ne parle que de ça. Une ilienne met au courant une connaissance qui dĂ©barque, c’est le mot juste. Toutes deux chuchotent, comme des conspiratrices. Seuls les dĂ©buts de phrase sont audibles. – Il a brulé  – Ooooh
 – Il a brĂ»lé  – Noooonn
. – Et pis il s’est
 – L’aurait dĂ» commencer par la fin ! MĂȘme chose sur le ferry. Tout le monde commente. ChloĂ© Ă©coute. Une mĂšre et sa fille se chamaillent – Et d’abord, la mort des deux dames, l’an dernier, les deux noyĂ©es. Il avait Ă©tĂ© entendu par les gendarmes, non ? – Mais enfin, c’était accidentel, l’enquĂȘte a conclu Ă  un glissement de terrains. On va pas tout lui mettre sur le dos, maintenant. – Mais c’étaient ses propriĂ©taires. – Savais pas. A l’avant du ferry, un vieil homme attire une petite assistance. Ses voisins lui donnent du Docteur ». Il a travaillĂ© dans ma maison, dit l’ancien. C’était un bon ouvrier, y a pas Ă  dire, cher mais compĂ©tent. Il a mal vĂ©cu ses douleurs au dos. Il y a eu alors un engrenage. Plus de travail, plus d’argent, plus de sport
 » Le docteur se tait, personne n’intervient. Il reprend C’était un garçon intelligent, cultivĂ© mais il avait un cĂŽtĂ© vieil ado, en guerre contre les lois, toujours injustes, pensait-il. Il Ă©tait chez moi au dĂ©but du mois, il pleurait. Il se croyait victime de l’Ile, alors il a tuĂ© l’Ile ! Pourtant il a Ă©tĂ© aidé  » Le groupe garde le silence jusqu’à l’arrivĂ©e. ChloĂ© se demande quelle musique l’homme pouvait bien Ă©couter, dans ses oreillettes, en agonisant. Dies irae ? Gerard Streiff Ouessant©Ouessant MolĂšne©MolĂšneNicolas Job Ouessant©OuessantEugenie Ragot Explorez les beautĂ©s de l’archipel de MolĂšne©Explorez les beautĂ©s de l’archipel de MolĂšneEmmanuel Berthier Cliquez. Inspirez. Partez
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tour de l ile d ouessant Ă  la marche